Portrait Anne-Claudine Oller

OLLER 2026

Pourquoi ?

Objectif principal

Les bâtiments publics représentent une part importante de la consommation énergétique des communes. En France, le secteur du bâtiment est responsable d’environ 45 % de la consommation d’énergie et de près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la hausse des prix de l’énergie pèse fortement sur les budgets municipaux et sur les services publics.

Enjeux locaux

À Juvisy, les bâtiments communaux sont anciens et n’ont pas réalisé de rénovations conséquentes, ce qui engendre un gaspillage énergétique coûteux pour les finances locales qui tend à augmenter avec la volatilité des prix du gaz et de l’électricité. Par ailleurs, les nouvelles obligations climatiques (par exemple le décret Éco-Énergie Tertiaire qui impose -40 % de consommation d’ici 2030 sur certains bâtiments) poussent la commune à agir. Plutôt que de subir ces contraintes, Juvisy doit les transformer en opportunité : faire des bâtiments publics des exemples d’écologie populaire, qui profitent à tous avec des locaux plus confortables et mieux entretenus, des factures énergétiques allégées, et une meilleure utilisation de l’argent public. Engager dès maintenant la transition énergétique du patrimoine communal est à la fois une nécessité climatique, réglementaire, budgétaire et stratégique pour notre Ville.

Comment ?

Objectif principal

Court terme
Audit énergétique exhaustif de chaque bâtiment pour évaluer les consommations, l’état des équipements et le potentiel de production d’énergies renouvelables notamment en toiture. Programmation pluriannuelle des travaux de rénovation énergétique : isolation thermique, remplacement des systèmes de chauffage, pilotage et suivi énergétique des équipements, amélioration de la ventilation et déploiement d’un éclairage LED économe. Un calendrier d’actions sera établi sur la mandature et au-delà, pour atteindre au minimum les objectifs de -40 % de consommation d’ici 2030 et s’inscrire dans une trajectoire à -60% en 2050.
Moyen terme
Engager progressivement les travaux avec un déploiement des énergies renouvelables sur le patrimoine public (installation de panneaux photovoltaïques en toitures des bâtiments communaux dès que c’est techniquement possible, en autoconsommation). Par ailleurs, la Ville s’appuiera sur le futur réseau de chaleur géothermique. Sur les travaux de performance énergétique, un contrat de performance énergétique (CPE) sera mis en place engageant le groupement en charge des travaux sur un niveau d’économies d’énergies à atteindre après rénovation, sous peine de pénalités. Des indicateurs simples (énergie produite, CO2 évités…) seront suivis et publiés régulièrement.

Coût et financement

Coût de la mesure:

Financement

Les investissements initiaux sont importants mais fortement subventionnés. La Ville devra financer des audits et études préalables (aidés jusqu’à 50-70 % par des dispositifs comme le programme ACTEE pour les collectivités par exemple) puis engager les travaux par phases. Ces investissements pourront être programmés dans le budget communal et bénéficier d’importantes aides de l’État (par exemple via le Fonds Vert), de la Région et de l’ADEME, sans oublier le recours aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). En outre, le CPE mentionné ci-dessus permettrait de confier à un opérateur privé la réalisation et le financement des travaux, la Ville remboursant ensuite via un loyer annuel en partie couvert par les économies d’énergie garanties via un mécanisme innovant (Marché Global de Performance Énergétique à Paiement Différé) qui limite l’impact financier initial sur la commune. Les économies d’énergie générées (40 à 60 % de consommation en moins selon l’ampleur des rénovations) se traduiront par une forte baisse des dépenses de fonctionnement annuelles de la commune. À moyen terme, la diminution des factures viendra compenser une partie des investissements engagés, assurant un retour sur investissement et des finances locales assainies. Une installation solaire possède par exemple un temps de retour économique de 10 ans et une durée de vie qui peut aller jusqu’à 40 ans.