Pourquoi ?
Objectif principal
L’accès à l’eau et à l’énergie est un droit fondamental. Pourtant, en France, plus de 4 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique et rencontrent des difficultés pour payer leurs factures. Concernant l’eau, les tarifs peuvent varier de 1 à 3 selon les territoires, en fonction du mode de gestion et des choix contractuels.
Enjeux locaux
À l’échelle locale, l’eau et l’énergie sont au cœur des préoccupations quotidiennes : hausse des factures, difficulté à comprendre les choix tarifaires, sentiment d’éloignement des lieux de décision. Aujourd’hui, l’eau est gérée par un grand opérateur privé, Veolia, dans le cadre d’une délégation de service public. Si ce modèle assure la continuité du service, il limite le pilotage politique local et introduit une logique de rentabilité sur un bien vital. Reprendre la main, c’est affirmer que l’accès à l’eau et à l’énergie relève de l’intérêt général, de la justice sociale et de la sobriété écologique. C’est aussi renforcer la résilience du territoire face aux crises climatiques et énergétiques en redonnant aux collectivités la capacité d’agir.
Coût et financement
Coût de la mesure:
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Financement
Contrairement aux idées reçues, la gestion publique n’est pas nécessairement plus coûteuse. En l’absence de dividendes à verser, les excédents peuvent être intégralement réinvestis dans la modernisation des réseaux, la qualité du service et la maîtrise des tarifs. Les coûts de transition (organisation, reprise de compétences, raccordement aux infrastructures existantes comme la géothermie de Grigny) sont réels mais ponctuels. Ils peuvent être financés par les recettes du service, des emprunts publics à long terme et des aides liées à la transition écologique. À moyen et long terme, la régie publique favorise une stabilité financière, une meilleure anticipation des besoins et une réduction des inégalités d’accès.
Comment ?
Objectif principal