Portrait Anne-Claudine Oller

OLLER 2026

Pourquoi ?

Objectif principal

Garantir que toute personne en situation de grande difficulté (perte d’emploi, expulsion, isolement, maladie, violence) accède rapidement aux aides publiques auxquelles elle a droit, en éliminant les freins administratifs, psychologiques et numériques.

Enjeux locaux

  • 30 % des Juvisiens éligibles aux aides sociales ne les demandent pas (Enquête INSEE/CAF 2023) - soit près de 1 000 ménages en sous-bénéfice.
  • 15 % des demandes d’aide d’urgence (CAF, CPAM, Département) sont rejetées pour défaut de dossier complet ou de délai dépassé (Observatoire des politiques sociales de l’Essonne, 2023).
  • Le non-recours est particulièrement élevé chez les seniors, les migrants, les jeunes isolés et les personnes en situation de précarité numérique.
  • Un accès rapide aux aides d’urgence réduit les risques d’expulsion, de rupture sociale, de santé dégradée, et de recours à l’urgence médicale ou judiciaire.
  • L’accompagnement humain et numérique permet de restaurer la confiance dans les institutions et de réduire la stigmatisation.

Comment ?

Objectif principal

Court terme
  • Création d’un “guichet d’urgence sociale” en mairie (ouvert 5 jours/semaine, horaires étendus) avec accès immédiat (sans rendez-vous) pour les situations critiques.
  • Renforcement des équipes (en lien avec la mesure 1.1)
  • Partenariat avec la CAF, la CPAM, le Conseil départemental de l’Essonne et les associations (Secours Populaire, Restos du Cœur, France Services).
Moyen terme
  • Formation d’“écrivains publics” (agents de la mairie, bénévoles, associations) à l’aide administrative, à la gestion des dossiers CAF/CPAM, et à l’accompagnement psychosocial.
  • Mise en place d’un “pass numérique solidaire” : postes informatiques disponibles en mairie et dans les maisons des habitants (cf. engagement 9.5) et accompagnement personnalisé pour remplir les démarches administratives en ligne.
  • Création d’un “kit d’urgence” : check-list des aides disponibles, modèles de courriers, numéros utiles, horaires d’ouverture des services.
Long terme
  • Déploiement d’un “accompagnement à domicile” pour les personnes âgées, isolées ou dépendantes.
  • Mise en place d’un “référent non-recours” dans chaque quartier (via les associations locales) pour identifier les personnes en difficulté.
  • Mise en place d’un système de suivi post-accueil (accompagnement jusqu’à l’obtention des aides).

Coût et financement

Coût de la mesure:

Financement

  • Subventions étatiques (Fonds de solidarité, Fonds d’action sociale); partenariats avec la CPAM, la MSA, la Région Île-de-France
  • Économie pour la collectivité : Réduction des coûts liés aux urgences sociales (expulsions, hospitalisations évitables, délinquance liée à la précarité).
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Note : Cette mesure s’inspire des expériences de Montreuil, Ivry-sur-Seine ou Vénissieux, où les guichets d’urgence et les équipes d’accompagnement ont permis de réduire le non-recours aux droits tout en améliorant la qualité de vie des habitants les plus vulnérables.